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Essais

Lundi 25 juin 2007
C’est en me baladant dans une galerie d’art, observant et admirant les œuvres exposées, que je vis sur un tableau, dont mon regard n’arrivait pas à se détacher, une signature indiquant un nom qui ne m’était pas inconnu. J’étais troublée, ne sachant pas si j’avais bien lu ou si c’était le nom d’une autre personne que celle que je connaissais. Je n’arrivais pas à concevoir le fait que l’auteur de ce magnifique tableau soit la même personne que celle que je connaissais, celle à qui je pensais.
Il fallait dire que cette personne, si c’était bien elle, ne m’avait dit ce nom qu’une fois, comme un surnom, avec un petit sourire entendu, mais rien non plus de mémorable. La vision inattendue de ce nom m’avait surprise au point de m’enlever tout attrait pour les tableaux de la galerie. Je n’arrivais pas à me reconcentrer, aussi décidais-je de partir. Je choisis pour destination la bibliothèque des écrits publics, où se trouvaient de nombreux textes écrits par le peuple d’Yria.

J’espérais me changer les idées en lisant quelques textes locaux, mais les choses ne se passèrent pas ainsi. A peine entrée, j’entendis un cri de surprise mêlée de joie, et ne me retournant, j’eus le plaisir de reconnaître et de revoir, pour la première fois depuis mon arrivée, ce cher bibliothécaire qui m’avait offert la possibilité de compléter mes recherches sur ce monde, avant d’y accéder.

« Malthenarad, me dit-il, quel plaisir de te revoir, mon amie ! »

Je le saluais d’un sourire, et le remerciais chaleureusement pour son aide, à notre première rencontre, et pour son accueil, lors de la deuxième, puis nous commençâmes à parler de mon adaptation, de ma situation, de la sienne…
Il fut ravi d’apprendre que j’avais trouvé une jolie maison, en bordure de ville, un travail assez correct, dans un magasin d’écriture, et que je m’adaptais tranquillement, à mon rythme.
J’appris avec joie qu’il avait une situation respectable, et à ses heures perdues, écrivait et dessinait quelque peu, comme tout habitant d’Yria, d’ailleurs, où la culture et les arts sont très développés. Il visitait aussi beaucoup cette bibliothèque, où de nombreux textes rejoignaient chaque jour les rayons et étagères, et connaissait donc très bien les œuvres qui s’y trouvaient. Certaines personnes venaient même parfois lui demander conseil.
Comme pour le confirmer, une personne arriva à ce moment là, lui demandant de l’aide pour trouver un volume. Il s’excusa donc, et partit entre les rayons, suivi de l’homme qui l’avait questionné.
En attendant mon ami, je m’assis sur une confortable chaise, et saisis au hasard un livre datant de quelques semaines. Je le feuilletais distraitement, lisant un texte de ci, de là, lorsque je tombais sur l’un d’entre eux que j’appréciai bien, et regardai le nom de son auteur, afin de pouvoir rechercher d’autres textes marqués de son talent.

Mon cœur fit un bond, et je me retrouvais sur mes jambes sans m’en être rendu compte. Je venais de voir la même signature que sur la toile de la galerie. Ce nom qui me rappelait étrangement une personne que je pensais connaître.
Je me précipitais entre les étagères, dans les allées, à la recherche de mon ami, et le retrouvais enfin, tout juste libéré d’une tâche qu’il venait d’accomplir. Je lui sautais presque dessus, et le laissant à peine respirer, lui demandais, pressante:
« Il y a une personne ici, en Yria, que je crois connaître ! J’ai vu son nom sur un tableau, puis dans un livre, publié ici ! Je dois la voir, savez-vous où je puis trouver son adresse ? »
Il me répondit calmement, et d’un ton apaisant qu’il connaissant une personne qui, comme lui, venait souvent à la bibliothèque, et que celui-ci pourrait savoir comment trouver certaines personnes qui avaient écrit les textes se trouvant en ce lieu. Il me prit gentiment la main, et me tira, interdite, en direction de l’accueil. Arrivés devant le comptoir, il me présenta à un gnome à l’aspect jovial: « Malthenarad, je te présente Myrtion. Myrtion, je vous présente Malthenarad, une amie que j’aimerais aider à trouver une connaissance à elle » dit-il en lui adressant un clin d’œil appuyé.
Après m’avoir demandé le nom que j‘avais reconnu, et assuré qu’il devait pouvoir prévoir une rencontre entre nous pour le lendemain, et que dans tous les cas, il me préviendrait, il s’excusa et s’écarta avec mon ami bibliothécaire quelques instants, prétextant une affaire assez urgente pour la les lieux dans lesquels nous nous trouvions. Ils discutèrent quelques secondes, un léger sourire au coin des lèvres, puis mon ami m’invita à aller boire un verre à la taverne.

Je lui offris la boisson, et ayant des moyens corrects, je payai également une tournée générale, qui me permit à la fois de fêter mon arrivée, l’acquisition de ma maison, et mon embauche. C’est là que j’eus la grande surprise de remarquer un autre ami, une personne de mon village, enfin, de mon ancien village, dans l’autre monde. Je le croisais assez souvent, et fus heureuse de le revoir. Je l’avais toujours bien aimé. Je m’écriais, pour qu’il m’entende, un grand sourire aux lèvres: Krishpa !

Une deuxième tournée s’en suivit, ainsi qu’une joyeuse soirée de discussions et de folklore. Un jongleur pratiqua son art avec des verres pleins, sous le regard mi-amusé, mi-effrayé du tavernier, plusieurs bousculades amicales s’élevèrent et se dissipèrent bien vite, et plusieurs petits spectacles d’ambiance suivirent. La soirée fut longue, mais sembla passer très vite. Enfin, je me séparais de mes amis, et allais me coucher, car j’avais à faire le lendemain.

Lorsque je m’éveillai, le lendemain, assez fatiguée, je me préparais tranquillement, et me mis à la recherche d’un foulard blanc. Cette recherche me fit aller jusque dans un magasin, car je n’en avais pas chez moi. J’en profitais pour me balader en ville, et ne rentrais que peu avant midi. Je me préparais un repas, que je dégustais lentement, tout en méditant sur ce que j’allais faire, puis partis enfin en direction de la forêt. Le rendez-vous que Myrtion m’avais promis était prévu dans la soirée, j’avais donc toute l’après-midi de libre, et Krishpa m’avait offert une information, la veille au soir, que je souhaitais beaucoup utiliser.
Arrivée aux abords de la forêt, je regardais de droite et de gauche, et après m’être assurée de ne pas être vue, je nouais le foulard blanc à mon bras, puis pénétrais sous le couvert du bois.
Après avoir marché durant un moment, je m’arrêtais et attendis quelque peu en un magnifique endroit. Je comprenais à sa beauté pourquoi il avait été choisi.
Une voix s’éleva, demandant ce que je voulais. Je répondis, et quelques minutes plus tard, apparût une personne, celle que j’avais demandé à voir.

« June Solmendil, m’écriais-je, que je suis heureuse de te revoir ! Krishpa m’a dit comment te trouver, alors, tu vas bien ? »

S’en suivit une sympathique conversation, et un échange de souvenirs, que je dus écourter, car l’heure de mon rendez-vous approchait. Je pris donc congé, et retournais aux abords de la forêt, où je dénouais mon foulard, et le rangeais dans ma poche. Je me dépêchais de rentrer chez moi me changer, afin de ne pas trahir mon passage en forêt, et me hâtais enfin vers la taverne, lieu de notre rendez-vous.

En entrant, je vis mon ami bibliothécaire, et Myrtion, en pleine conversation avec une personne dont je ne voyais pas le visage, ni même la silhouette, à cause d’une cape ample, à la capuche relevée. Je m’approchais lentement de ces interlocuteurs, plein d’espoir mais avec une appréhension grandissante. Et si ce n’était pas elle, et si je m’étais trompée ?
Tant pis, il était trop tard pour faire demi-tour, et si je le faisais, je ne saurais jamais si cette personne était la bonne ou pas. Je n’avais plus qu’à avancer, et à découvrir si oui ou non cette personne était celle que je m’attendais à voir, celle que j’espérais.
Arrivée à deux mètres d’eux, ils se rendirent compte de ma présence, et se retournèrent. La personne encapuchonnée laissa retomber sa capuche, et j’eus devant moi une elfe, blonde, souriante et chaleureuse. C’était elle, celle que je connaissais, mon amie.

"Heureuse de te revoir, Slivernight!"
Par Malthenarad
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Dimanche 22 avril 2007

  Le but de l'aventure est de récupérer un calice.
  Ehlonna, déesse créatrice de cette relique, prévient les personnages par ses prêtres.
  Seulement, nos héros ne connaissent pas le danger qu'ils pourraient rencontrer sur leur chemin, celui-ci pourtant bien tracé.

 
A leur départ, nos amis sont bien équipés: arms, matériel de survie, rations. Pourtant,
  Venant de la forêt qu'ils contournaient, un elfe leur demande leur route.
  Encore confiants, ces personnes répondent, et ils ont bien raison:
 "Ne pouvons-nous voyager ensemble?" demande alors cet elfe.
 "Tu es guerrier, voici un mage et un roublard, mais aucun archer avec vous!"
  Usant d'un bon argument, celui-ci est bien vite accepté.
  Repartant en bonne compagnie, la compagnie arrive au donjon.
  Igor, prince de ce royaume en est le maître. Le calice est au cœur du donjon.
  Enfin, le groupe se prépare, le roublard attache corde et grappin:
  Rien ne doit être pris à la légère, tout doit être sûr et contrôlé.
  Selon l'avis général, le groupe attaquera le soir. En attendant, tout est organisé: le guerrier ouvre la voie, l'archer derrière, le mage suit et le roublard couvre.
  Nul ne refuse la proposition de l'archer, et quelques instants plus tard, la corde tient bon.
  En effet, l'archer avait accroché la corde à une flèche, et exercé, il avait tiré sur le garde de ce mur, le tuant et permettant d'accrocher la flèche.
  Voilà nos amis en train de monter dans l'ordre prévu et sans aucun inconvénient.
  Obscurcie par les nuages, la Lune n'a pas déversé sa lumière sur ce spectacle.
  Nul garde n'a donc vu le groupe. Le roublard en fait vite le tour.
  Tous morts, le groupe descend à l'intérieur du château et s'avance vers le donjon, excités et joyeux: la première partie s'est très bien déroulée.

 
Jaillissant de toutes parts, des gardes encerclent le groupe victorieux de son premier combat.
  Alors, ce fut au guerrier d'agir? Rapidement, il attaqua d'un côté, aidé du magicien attaquant de l'autre.
  Malheureusement, le guerrier est blessé, mais après le combat, les dix gardes gisent morts, et le mage soigne le guerrier.
  Alors tous repartent et arrivent bientôt aux portes même du donjon.
  Immédiatement, le mage les ouvre d'un sort de sa connaissance. Le groupe se précipite à l'intérieur.
  Scintillant dans la lumière, posé sur un piédestal, le calice attend les aventuriers impressionnés. Chacun court vers le calice, personne ne fait plus attention aux pièges éventuels, la victoire est proche.
 
Tremblant à chaque membre et suant plus que jamais à la conscience du risque couru, tous se taisent.
  Ouvrant un sac, le guerrier tend la main, arrêté par le mage ayant découvert une protection.
  Une minute suffit au roublard pour désactiver le piège, et celui-ci ne représente plus aucun danger.
  Tout le groupe retient son souffle alors que le guerrier tend la main. Le temps semble s'être arrêté, mais enfin, sa main attrape le calice. Rien ne se passe. La coupe disparaît bien vite dans le sac prévu à cet effet.

 
Désormais en possession de la relique, le groupe se prépare à repartir, soulagés après leur frayeur passée.
  Retournant sur leurs pas, les aventuriers respirent enfin. Le roublard souhaite fouiller les corps des gardes morts.
  Obliquant, le groupe retourne au lieu du combat: maigre récompense, une dizaine de pièces d'or et d'argent.
  Intéressé, le guerrier remplace son épée ébréchée par une imposante hache de guerre. Ils prennent la sortie principale.
  Tranquilles, après êtres sortis par le pont levis rabaissé, nos héros, heureux, retournent chez eux, et vont rendre au clergé son bien volé. Une récompense les y attend: une trentaine de pièces d'or chacun, et l'amitié de l'archer, qui s'installe en ville, dans la maison la plus proche de la forêt, et fait à présent partie intégrante du groupe d'aventuriers.

Par Malthenarad
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Dimanche 22 avril 2007

Par-là, puissance des mots niaque,
Par l’importance, deux des monts
Vaincront, lâche, ère, et tueront l’ohm,
Domineront la terre et l’eau.

Par un sort cru, elle et vie, cieux,
Des monts sortant, puissant et fort,
L’homme et des truies, vive l’âme, or
Lait des monts règne, enfin l’an fer.

Là, puis sens des monts
Sera alors sans faim
Vive l’âme, or
Lave innée plut
Lait des monts règne
Enfin l’an fer.

Par Malthenarad
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Dimanche 22 avril 2007

Dites-moi, est –ce que c'est chez tout le monde pareil, le Dimanche matin?

            A 8h30, il faut qu'on parte, résultat, à 8h25, ton père est dans la salle de bain, ta sœur est dans sa chambre, ta mère aussi, et toi, bien élevé(e), tu es prêt(e), depuis déjà cinq minutes, et tu attends assis devant le poêle ou dans la salle à manger, en te tournant les pouces.

            Tu n'attends qu'une chose, c'est que ton père sorte enfin de la salle de bain pour que tu puisses attraper à toute vitesse ta brosse à dents et le dentifrice avant que quelqu'un d'autre ne s'y engouffre et que ce ne soit trop tard, ou que ta mère annonce bien fort: "Tout le monde est prêt?" et "Alors en voiture!" avant même  que tu aies eu le temps de répondre.

            Bien sûr, le temps que tu te laves les dents, ton père est allé démarrer la voiture, et attends à grands renforts de klaxon.

            Enfin, heureusement que ta mère conduit plus vite qu'elle ne se prépare, et après plusieurs routes assez serrées à 80km/h, et la voie rapide à la Starsky et Hutch, on arrive à la chapelle à 8h59, tout juste à l'heure pour la prière d'ouverture. Une de plus que les nombreuses que tu as déjà adressées depuis le réveil, afin d'arriver à l'heure!

            Enfin, avec ton père, vous auriez eu quinze minutes d'avance, avec tout autant de bazard.
Par Malthenarad
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