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Dimanche 22 avril 2007

            Notre histoire nous mène dans un pays très lointain, très lointain, et à la fois très proche. En effet, ce pays n'est pas très loin du notre, mais se situe dans un temps très reculé, oublié de tous, hormis une poignée de personnes. En réalité, les quelques sept personnes qui le savent encore ne sont pas n'importe qui, ce sont les descendants des érudits de l'Ancien Temps, sages et puissants. Certains érudits, par des recherches très poussées, arrivèrent à contrôler quelque peu ce qu'ils appelaient l'Art, et que nous, pauvres ignorants, nommons magie. Ceux-ci se réunissaient en une guilde appelée Guilde du Manuscrit, et ensemble, pour conserver les connaissances qu'ils découvraient, recherchaient des jeunes gens ayant le don de contrôler l'Art. Car il existait bel et bien ce que nous pouvons appeler un pouvoir chez  des gens qui, par leur mental, arrivaient à altérer légèrement et momentanément, les lois qui dirigent tout notre monde. Certains, en effet, pouvaient faire s'arrêter un dé sur la face de leur choix, ou faire disparaître des objets minuscules l'espace d'un instant. Cette guilde, donc, recherchait activement les jeunes montrant certains signes de ce qu'ils appelaient une élévation, dans leur jeune âge afin de leur apprendre à manipuler de plus en plus et de mieux en mieux l'Art. Cependant, ce n'était pas leur seule occupation: ils avaient également pour mission de rechercher des connaissances supplémentaires de l'Art afin de, selon leur œuvre, pouvoir aider au mieux et préserver l'humanité.

Or, un jour, l'un d'eux découvrit dans ses recherches quelque chose qu'il ne comprenait pas: une potion agissant directement sur les fonctions vitales et héréditaires de l'organisme. Se lançant dans une recherche plus approfondir encore, à laquelle chaque sage participa, et qui fut par la suite surnommée la recherche vitale, tellement il était vital pour ces hommes de trouver des informations. Le guilde finit enfin par trouver une piste: seule information trouvée de toutes leurs recherches, cette unique phrase: "Son créateur a trouvé le dosage parfait; celui-ci vit encore." Naturellement, cela intrigua tellement ces porteurs du Manuscrit, ainsi s'étaient-ils surnommés, qu'aussitôt, tous leurs moyens furent mis en œuvre afin de trouver le dosage parfait. Chacun espérait en son cœur: Ils n'auraient plus besoin de se soucier de trouver et former des successeurs, et ils pourraient étudier éternellement et à leur guise tous les sujets qu'ils pouvaient vouloir examiner. Car bien sûr, chacun avait compris la phrase dans le sens que la potion, si elle était parfaitement dosée, modifiait leur corps de façon à ce qu'ils ne puissent mourir de vieillesse, et peut-être même également au combat. Malheureusement, toutes leurs recherches leur montraient qu'il n'existait pas de dosage parfait, et que celui-ci n'était qu'une mystification. Pourtant, ils ne désespérèrent pas, pensant que ce dosage devait avoir une touche si particulière, ou que le préparateur devait avoir un contrôle de l'Art si hors du commun qu'ils n'étaient pas en mesure de le trouver. Ils s'évertuèrent alors à trouver le meilleur dosage possible et le testèrent. Miracle, ce breuvage rallongeait la vie de celui qui le buvait de près du double! Mais notre histoire se situe après ce moment: la Guilde du Manuscrit avait déjà découvert la potion de longue-vie, dont un membre désigné s'efforçait toujours de percer les secrets. C'est dans ce contexte que se situe cette histoire.

Par Malthenarad - Publié dans : Romans (par chapitre)
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Dimanche 22 avril 2007

Autrefois existait, dans le pays d'Edinor, un village nommé Tad-dal.

Ce modeste village, constitué de quelques six maisons, n'était habité que de quelques paysans, d'un forgeron et d'un homme d'église.

Personne ne le savait, ou du moins les personnes qui le savaient étaient très peu nombreuses, mais c'est dans ce village que l'un des évènements les plus importants de notre histoire eut lieu. C'est en effet à Tad-dal, quelques quinze ans avant le début de cette aventure, que naquît Thomas. Enfin, c'est dans ce village qu'il grandit, car nul ne sait où ni de qui il naquit. De son enfance, les seules choses que nous savons est qu'un érudit, habitant à Tad-dal, partit en randonnée, probablement pour chercher une herbe particulière que l'on ne trouve qu'en montagne, et dont il avait besoin.

Lorsqu'il revint, près de trois semaines plus tard, ce fut avec un enfant, un bébé. Il devait avoir entre deux et quatre semaines, et souriait déjà à tous ceux qui l'entouraient. L'homme, dont aucune mémoire n'a gardé le nom, celui-ci étant très étrange, dit qu'il avait trouvé le bébé dans un nid d'aigles, en haut d'un pic rocheux. Personne ne sut jamais comment il était parvenu si haut, ni comment il avait récupéré l'enfant, mais tout le monde adopta bien vite ce dernier plus ou moins. D'un commun accord, une famille fut choisie pour adopter l'enfant, et chacun, à sa façon, éduqua l'enfant.

L'homme qui l'avait trouvé lui donna un nom, et annonça qu'il se chargerai plus tard de l'éducation de l'enfant, quand il serait plus grand. Ce nom, cependant, fut oublié, car personne au village ne l'appelait ainsi. Ce fut donc sous le nom de Thomas qu'il fut nommé et que nous le connaissons. Son enfance était assez simple: il travaillait dans les champs avec sa famille, et apprenait à lire et à écrire grâce aux enseignements de l'homme d'église. Un ancien soldat lui apprenait la géographie, et un conteur l'histoire, bref, cet enfant devint vite un jeune homme robuste et intelligent, et arriva le moment prédit, son quinzième anniversaire, à partir de quand le vieil érudit avait promis de l'enseigner.

C'est donc le matin du jour de son quinzième anniversaire que commença l'histoire.
Par Malthenarad - Publié dans : Romans (par chapitre)
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Dimanche 22 avril 2007

« Vite ! Allez, plus vite, dépêche-toi ! »

Couchée sur sa monture, la pauvre femme encourageait cette dernière avec dans la voix plus de terreur et de supplications qu’elle n’en avait jamais eu.

Cette jeune femme fuyait à bride abattue, et poursuivie par une douzaine de cavaliers prêts à tout pour l’arrêter, une vie difficile et cruelle.

Elle était pauvre, ne possédant en plus de sa monture que quelques objets de voyage, un cuir, une épée courte et un arc, taillé grâce à son couteau de chasse, ainsi qu’une maigre bourse, tirée de la vente de sa maison.

Cela faisait deux semaines qu’elle était partie de chez elle, après six mois de recherches poussées, pour réussir enfin, grâce à un étrange coup du hasard, à localiser son lieu de destination. Elle était partie remplie de joie, un sentiment qu’elle n’avait pas éprouvé souvent, et pressée d’arriver à bon port.

Hélas, cela n’avait pas été si facile. Voilà trois jours qu’elle avait appris que des cavaliers la suivaient, et elle en avait ressenti un très mauvais pressentiment, confirmé depuis peu lorsque, après avoir dépassé une colline, ils la virent. Elle les avait entendu crier, et s’était retournée pour les voir. Elle les avait vus dégainer leurs armes, et lancer leurs chevaux au galop dans sa direction. Ses craintes étaient confirmées. Elle était partie, elle aussi, au galop, mais sa monture était fatiguée, et moins robuste que celles de ses poursuivants. C’était si bête, si près du but, à quelques kilomètres de la falaise qui délimitait la frontière.

Encore quelques kilomètres, deux, peut-être trois, et elle serait libre ! Les hommes, derrière elle, étaient à quelques cent mètres, et si leurs chevaux étaient à fond, elle pouvait espérer y arriver. Ceux-ci s’essouffleraient bientôt, perdraient de la vitesse, et prendraient plus de temps pour la rattraper. D’un autre côté, s’ils ménageaient leurs montures, elle n’aurait aucune chance, car quand ils l’auront presque rattrapée, ils lanceraient leurs chevaux au maximum, et la forceraient à s’arrêter avant la falaise. Ou peut-être la tueraient-ils tout de suite, sans même prendre le temps de l’arrêter ?

Elle était à bout de nerfs, et l’état de son cheval la désolait et la désespérait. Elle souffrait de devoir ainsi le pousser à bout, jusqu’à ses dernières forces, mais elle n’avait pas le choix, si elles voulaient se sauver, sa jument et elle. Elle se désespérait également de l’épuisement croissant de sa jument, qui les ralentissait considérablement, et risquait de leur coûter la vie à toutes deux.

C’est en se retournant qu’elle perdit espoir. Les cavaliers s’étaient trop rapprochés, beaucoup trop. Leurs montures avaient augmenté leur allure, et menaçaient de la rattraper d’ici peu. Elle n’aurait jamais le temps de traverser la falaise.

Lorsque l’un de ses poursuivants l’attrapa par le bras, c’est avec l’énergie du désespoir qu’elle se débattit, réussit à faire lâcher prise à son adversaire, et tomber de sa selle. Elle salua cette victoire d’un sauvage cri de joie qui la fit frissonner elle-même. Un regain d’espoir venait de l’assaillir. Elle n’était plus très loin de l’entrée de la faille qui permettait de traverser la falaise. La Faille de la Liberté, comme l’appelaient certains ouvrages qu’elle avait lus. A les en croire, cette faille était suffisamment étroite pour qu’aucun de ses poursuivants ne se risque à tenter de la doubler, ou même de se mettre à son niveau. Elle avait encore une chance.

Elle se retourna encore une fois, et eut la très agréable surprise de voir que ses ennemis avaient grandement ralenti. L’un d’entre eux semblait même blessé. Elle en fut étonnée, mais comprit bien vite en se retournant. En effet, à l’entrée de la Faille, venait d’apparaître un bataillon de cavaliers, de chaque côté, à l’image de gardiens du passage, ainsi qu’une phalange d’archers, dans des abris creusés dans la roche, également de chaque côté.

Avec un impressionnant mélange d’exaltation et d’appréhension, elle continua dans la direction prise, en espérant de toutes ses forces que les « gardiens » n’avaient pas de mauvaises intentions à son égard.

C’est en arrivant sur eux qu‘elle vit leurs regards menaçants se poser sur elle, et s’adoucir légèrement, avant de se porter sur ses poursuivants, et de se durcir de nouveau : ils étaient venus pour l’aider, pour la sauver.

Elle se promit, si elle les revoyait, de les remercier de tout son cœur, car elle n’en avait alors pas eu le temps. Déjà, elle s’était profondément enfoncée dans la brèche. Elle ne consentit pourtant à ralentir que lorsqu’elle vit la sortie de la brèche. Elle accorda alors un peu de repos à sa jument, en la laissant aller au pas. Ce n’est qu’alors qu’elle se rendit complètement compte de ce qui venait de se passer, et des conséquences que cela entraînait.

Ça y était, elle avait réussi, elle était parvenue dans cet endroit merveilleux qu’elle rêvait d’habiter, et ce rêve venait de se réaliser !

Elle descendit lentement de cheval, savourant pleinement sa victoire, le contact du sol sous ses bottes, et dévorant du regard le paysage alentours. Des gens étaient réunis pour l’accueillir, et tous avaient un sourire engageant.

« Bienvenue parmi nous, mademoiselle », lui dit aimablement un homme apparemment éminent. Pour la première fois, Malthenarad se sentit enfin chez elle.

«Heureuse d'être en Yria, monseigneur.»

Par Malthenarad - Publié dans : Nouvelles
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Dimanche 22 avril 2007

            Je me trouvais assis dans une taverne, tranquillement en train de boire un verre de lait, seule boisson que l'on accepte de vendre à un mineur dans ce bar, à l'exception de l'eau, lorsque arriva quelque chose de particulier. C'est le genre de chose que l'on ne peut jamais oublier, qui change notre vie, mais je ne le savais pas encore, à l'époque.
            Un homme entra. Un homme grand, portant un imperméable en cuir, fermé, usé jusqu'à la corde par les intempéries, descendant jusqu'à des bottes craquelées et pleines de boue. Sa capuche était relevée malgré le beau temps, ne laissant voir que des yeux bleus, perçants. C'est cela qui attira mon attention. Son regard fit le tour de la salle en moins de temps qu'il ne lui en fallut pour  avancer d'un pas en direction du comptoir. Il était rapide et agile. Il commanda une bière, et prit tranquillement le temps de la boire avant de se diriger de nouveau vers la porte.
            Cet homme m'intriguait, c'était le moins que l'on pouvait dire, et il semblait avoir fait le même effet sur tous les clients du bar. Au dernier moment, au moment où il allait fermer la porte, il se retourna légèrement et adressa un signe dans le vide. Un signe clair, précis, direct. Le genre de geste auquel on ne penserait même pas à désobéir, pourtant il ne semblait être adressé à personne en particulier. Tout le monde se regardait, pour voir qui pouvait bien penser que le geste lui était destiné. Moi j'avais le regard fixé sur la porte. J'avais l'étrange impression que ce signe m'était adressé, mais je n'osais pas bouger, de peur que ce ne soit pas le cas, et aussi de peur de la réaction des autres clients. Je venais souvent dans ce bar, et je ne pouvais risquer ma réputation pour un geste de quelqu'un que je ne connaissait pas, et dont je n'étais même pas sûr qu'il m'était destiné. Je finis par me lever, lentement, et à me diriger vers la sortie. Les autres ne me regardèrent même pas, pensant peut-être que le signe ne pouvait m'être
adressé. Je sortis. Cette taverne était à la sortie du village, et par une étrange idée, son premier propriétaire avais décidé d'installer la porte vers l'extérieur du village. En sortant, je me trouvais donc face à une belle et interminable prairie, où paissaient quelques chevaux sauvages. Plus loin, à trois kilomètres, commençait la forêt, grande de plusieurs centaines d'hectares. Peu de bûcherons s'aventuraient à plus d'un kilomètre de la lisière, car elle détient une légende assez particulière. En effet, la Forêt des Captifs a poussé, raconte t-on, sur un ancien et immense champ de bataille, où de nombreux hommes seraient morts en livrant un combat acharné. Depuis, la forêt est dite hantée, et cette légende est entretenue par de régulières disparitions. Trois ans auparavant, par exemple, sept personnes ont disparues au cours de l'année. C'est pourtant droit vers cette forêt, et d'un pas on ne peut plus décidé, que se dirigeait l'homme au pardessus de cuir. Je me précipitais dans sa direction afin de l'arrêter, mais il parvint à la lisière avant que j'eus pu le rattraper. Je n'aimais pas cette forêt, du moins pas ses profondeurs. Mes parents avaient disparu parmi les sept personnes, trois ans avant cela.
            Depuis, j'avais osé retourner aux abords de la forêt, qui était avant la disparition de mes parents un de mes lieux préférés, et où je m'étais même construit une cabane dans un arbre, mais je n'avais jamais plus passé sa lisière. Pourtant, j'étais peut-être le seul à pouvoir empêcher l'homme d'aller trop loin, de risquer sa vie. Jamais je n'avais eu de dilemme si difficile, pourtant, je me lançais bientôt à sa poursuite. Ma réflexion avait à peine duré une seconde. Une vie importait plus qu'une simple peur ancienne. Je n'étais pas rassuré lorsque je rentrais lentement dans le bois, mais je me forçais bien vite à me remettre à courir. Je rattrapais l'homme, quelques mètres plus loin. Il s'était arrêté et me faisait face, assis en tailleur, le dos appuyé à un arbre et les yeux fermés. Son capuchon étais rabattu, et je pus voir son visage. Il n'était pas très vieux, et avait peut-être l'âge d'être mon père. Son nez fin n'était pas très pointu, et sa bouche et son menton étaient couverts par un bouc court, d'un noir de jais parfaitement assortit à ses cheveux mi-longs. Il se releva lorsque j'arrivais et me regarda droit dans les yeux. J'eus l'impression qu'il pouvait voir en moi aussi facilement qu'il pouvait voir mon visage, et j'en eus la chair de poule. "Bonjour, je t'attendais", me dit-il. La première pensée qui me vint à l'esprit fut: qui êtes-vous, mais je me dis qu'il valait mieux ne pas lui poser la question, et demandais plutôt: "Bonjour. Pourquoi vouliez-vous me voir?" J'essayais de me convaincre que ce serait peut-être pour une raison quelconque, comme avoir l'adresse de quelqu'un, mais je ne me faisait pas trop d'illusions.
"Tu m'intéresses, me répondit-il. Sais-tu qui je suis?
-Non, monsieur.
Bien sûr." Il enleva alors son manteau, le laissant tomber à terre, mais mes yeux ne le voyaient plus. Sous ce manteau vieux et fatigué, l'homme portait une robe bleue, une robe qui hantait tous mes rêves. Une robe bleue roi, avec à l'ourlet du bas, de magnifiques flammes, d'un bleu ciel à couper le souffle. Aux manches, des étoiles faisaient l'ourlet, du même bleu, alors que le col présentait des croissants de Lune entrecroisés, eux aussi bleu ciel, le tout cousu par du fil d'or. En dessous de la pointe du col, posé sur la poitrine, un pendentif de saphir représentait un soleil bleu d'un incroyable éclat. Je n'avais plus de souffle. La tenue de la guilde des magiciens, et le pendentif des membres éminents de la confrérie des ensorceleurs! Cet homme était l'un des sept plus puissants mages du pays, et il se tenait devant moi, il me parlait, il m'attendait! "Je cherche un apprenti, me dit-il, et je pense que tu as du potentiel." Moi, un apprenti magicien? Je n'osais pas le croire. Trop ému pour trouver autre chose à dire, je lui demandais: "Quoi êtes-vous?". Au moment même où il allait me le dire, il m'arriva la chose la plus effroyable que je pouvais imaginer en cet instant. Quelque chose qui me hantait. Je me réveillais. Chouquette, ma chatte, venait de me sauter dessus, et je venais de me réveiller dans ma chambre, seul, déçu que tout cela n'eut été qu'un rêve. Je me levais et parcourais en traînant les quelques pas menant de mon lit à la fenêtre, et jetais un coup d'œil dehors. Un jardin glacé, joliment fleuri en été, me faisait à présent face. Je descendis l'escalier pour aller me préparer de quoi manger, sachant que si je voulais tenir l'hiver, je devrais travailler dur aujourd'hui. Après manger, je remontais dans ma chambre mettre des habits plus chauds, puis redescendis une fois encore pour aller prendre des outils dans la remise. J'atteignais presque la porte lorsque des coups frappés à celle-ci m'arrêtèrent. Qui donc pouvait bien venir me voir à cette heure-ci? J'avançais lentement jusqu'à la porte, puis l'ouvrit dans un mélange d'inquiétude et de curiosité. Un homme se tenait sur le seuil, un manteau usé sur le dos, ouvert, capuche rabaissée. Il n'était pas très vieux, de l'âge de mon père, environ, avec un bouc assez court, aussi noir que ses cheveux. Sous ce manteau, je pus voir au premier coup d'œil une robe bleue, avec des ourlets plus clairs, aux motifs bien particuliers. Un pendentif, bien visible, reposait sur sa poitrine, un soleil d'un bleu saphir éclatant dans la lumière du soleil hivernal. Un grand sourire étira ses lèvre lorsque, m'appelant par mon nom, il me dit bonjour. Il me fallut deux bonnes secondes pour reprendre mes esprits, et il m'en fallut tout autant pour me rappeler… "Balthazar!"

Par Malthenarad - Publié dans : Nouvelles
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Dimanche 22 avril 2007

  Le but de l'aventure est de récupérer un calice.
  Ehlonna, déesse créatrice de cette relique, prévient les personnages par ses prêtres.
  Seulement, nos héros ne connaissent pas le danger qu'ils pourraient rencontrer sur leur chemin, celui-ci pourtant bien tracé.

 
A leur départ, nos amis sont bien équipés: arms, matériel de survie, rations. Pourtant,
  Venant de la forêt qu'ils contournaient, un elfe leur demande leur route.
  Encore confiants, ces personnes répondent, et ils ont bien raison:
 "Ne pouvons-nous voyager ensemble?" demande alors cet elfe.
 "Tu es guerrier, voici un mage et un roublard, mais aucun archer avec vous!"
  Usant d'un bon argument, celui-ci est bien vite accepté.
  Repartant en bonne compagnie, la compagnie arrive au donjon.
  Igor, prince de ce royaume en est le maître. Le calice est au cœur du donjon.
  Enfin, le groupe se prépare, le roublard attache corde et grappin:
  Rien ne doit être pris à la légère, tout doit être sûr et contrôlé.
  Selon l'avis général, le groupe attaquera le soir. En attendant, tout est organisé: le guerrier ouvre la voie, l'archer derrière, le mage suit et le roublard couvre.
  Nul ne refuse la proposition de l'archer, et quelques instants plus tard, la corde tient bon.
  En effet, l'archer avait accroché la corde à une flèche, et exercé, il avait tiré sur le garde de ce mur, le tuant et permettant d'accrocher la flèche.
  Voilà nos amis en train de monter dans l'ordre prévu et sans aucun inconvénient.
  Obscurcie par les nuages, la Lune n'a pas déversé sa lumière sur ce spectacle.
  Nul garde n'a donc vu le groupe. Le roublard en fait vite le tour.
  Tous morts, le groupe descend à l'intérieur du château et s'avance vers le donjon, excités et joyeux: la première partie s'est très bien déroulée.

 
Jaillissant de toutes parts, des gardes encerclent le groupe victorieux de son premier combat.
  Alors, ce fut au guerrier d'agir? Rapidement, il attaqua d'un côté, aidé du magicien attaquant de l'autre.
  Malheureusement, le guerrier est blessé, mais après le combat, les dix gardes gisent morts, et le mage soigne le guerrier.
  Alors tous repartent et arrivent bientôt aux portes même du donjon.
  Immédiatement, le mage les ouvre d'un sort de sa connaissance. Le groupe se précipite à l'intérieur.
  Scintillant dans la lumière, posé sur un piédestal, le calice attend les aventuriers impressionnés. Chacun court vers le calice, personne ne fait plus attention aux pièges éventuels, la victoire est proche.
 
Tremblant à chaque membre et suant plus que jamais à la conscience du risque couru, tous se taisent.
  Ouvrant un sac, le guerrier tend la main, arrêté par le mage ayant découvert une protection.
  Une minute suffit au roublard pour désactiver le piège, et celui-ci ne représente plus aucun danger.
  Tout le groupe retient son souffle alors que le guerrier tend la main. Le temps semble s'être arrêté, mais enfin, sa main attrape le calice. Rien ne se passe. La coupe disparaît bien vite dans le sac prévu à cet effet.

 
Désormais en possession de la relique, le groupe se prépare à repartir, soulagés après leur frayeur passée.
  Retournant sur leurs pas, les aventuriers respirent enfin. Le roublard souhaite fouiller les corps des gardes morts.
  Obliquant, le groupe retourne au lieu du combat: maigre récompense, une dizaine de pièces d'or et d'argent.
  Intéressé, le guerrier remplace son épée ébréchée par une imposante hache de guerre. Ils prennent la sortie principale.
  Tranquilles, après êtres sortis par le pont levis rabaissé, nos héros, heureux, retournent chez eux, et vont rendre au clergé son bien volé. Une récompense les y attend: une trentaine de pièces d'or chacun, et l'amitié de l'archer, qui s'installe en ville, dans la maison la plus proche de la forêt, et fait à présent partie intégrante du groupe d'aventuriers.

Par Malthenarad - Publié dans : Essais
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Dimanche 22 avril 2007

Par-là, puissance des mots niaque,
Par l’importance, deux des monts
Vaincront, lâche, ère, et tueront l’ohm,
Domineront la terre et l’eau.

Par un sort cru, elle et vie, cieux,
Des monts sortant, puissant et fort,
L’homme et des truies, vive l’âme, or
Lait des monts règne, enfin l’an fer.

Là, puis sens des monts
Sera alors sans faim
Vive l’âme, or
Lave innée plut
Lait des monts règne
Enfin l’an fer.

Par Malthenarad - Publié dans : Essais
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Dimanche 22 avril 2007

Dites-moi, est –ce que c'est chez tout le monde pareil, le Dimanche matin?

            A 8h30, il faut qu'on parte, résultat, à 8h25, ton père est dans la salle de bain, ta sœur est dans sa chambre, ta mère aussi, et toi, bien élevé(e), tu es prêt(e), depuis déjà cinq minutes, et tu attends assis devant le poêle ou dans la salle à manger, en te tournant les pouces.

            Tu n'attends qu'une chose, c'est que ton père sorte enfin de la salle de bain pour que tu puisses attraper à toute vitesse ta brosse à dents et le dentifrice avant que quelqu'un d'autre ne s'y engouffre et que ce ne soit trop tard, ou que ta mère annonce bien fort: "Tout le monde est prêt?" et "Alors en voiture!" avant même  que tu aies eu le temps de répondre.

            Bien sûr, le temps que tu te laves les dents, ton père est allé démarrer la voiture, et attends à grands renforts de klaxon.

            Enfin, heureusement que ta mère conduit plus vite qu'elle ne se prépare, et après plusieurs routes assez serrées à 80km/h, et la voie rapide à la Starsky et Hutch, on arrive à la chapelle à 8h59, tout juste à l'heure pour la prière d'ouverture. Une de plus que les nombreuses que tu as déjà adressées depuis le réveil, afin d'arriver à l'heure!

            Enfin, avec ton père, vous auriez eu quinze minutes d'avance, avec tout autant de bazard.
Par Malthenarad - Publié dans : Essais
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Dimanche 22 avril 2007
Toute chose discrète
N'est pas toujours aveugle,
Toute chose qui entend
N'est pas toujours bavarde,
La confiance se gagne,
Le respect se mérite,
De même l'amitié
Est très dure à gagner.

Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Dimanche 22 avril 2007

Voici venir la fin,
Je vous dis donc Adieu. 

T
els sont tous les poèmes
Hantant toutes vos nuits
Et vous faisant rêver

E
ncore la journée,
Ne pouvant s'arrêter
D'écrire des poèmes.

Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Dimanche 22 avril 2007

Le matin quand je me réveille
Une idée me vient à l'esprit
Lorsque j'ouvre les yeux, de même,
Une image me vient en tête.
Quand je déjeune, cependant,
Cela ne me rassasie pas.
Ce que je fais dans la journée
Me renvoie tout plein de pensées.
Lorsque je me couche le soir,
Fermant les yeux sur une image,
Des souvenirs s'imposent à moi,
Bientôt remplacés par les songes.

Pourtant tous ont un point commun,
C'est toi, bien sûr qui les tient.

Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Le mot de l'auteur:

Je vous souhaite une bonne lecture!

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