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Mercredi 2 janvier 2008
Le Ying est blanc, le Yang est noir.
Ou peut-être est-ce bien l'inverse?
Mais de ce dessin la morale
N'est pas que l'on ne connait rien,
Mais bien que tout s'oppose à tout.
Regardez l'homme, voyez la femme;
Existe le jour, et pourtant
Voici la nuit, vient le néant.
Nous avons bien le corps et l'âme,
La ville n'est pas sans égoûts.
Les exemples ne manquent en rien,
Notre esprit est comme une salle,
A l'abris on ne voit l'averse
Passant dehors, car tout est noir.

Nous sommes dans notre refuge,
Fenêtre et volets clos refusent
A notre vue l'extérieur.
Nous voyons bien notre esprit,
Ses composants, ses composés.
Nous sommes bien accomodés,
Notre confort nous remplit,
Fermant la porte sur l'extérieur,
Ne se fixant que sur nour-même
Sans s'ouvrir au monde alentours,
Satisfaire nos caprices minimes
Sans voir les besoins tout autours.
De gens qui sont et qui existent
Et pourtant que nous méprisons.

Sommes-nous aveugles à ce point?
Eh bien je répondrai oui.
Nous ne voyons pas le mal
Engendré par nos caprices,
Que nous imposons aux gens
Qui nous entourent, et pourtant
Nous leur refusons le prix,
Leur valeur, voir ce qu'ils valent
Refuser même d'ouïr
Leur opinion en tout point.

Nous ne leur accordons pas
Un coup d'oeil, une pensée,
Un peu de compréhention
Ou au mopins de l'intérêt.
Nous sommes seuls et aveugles
Dans un monde de merveilles,
Incapables par l'orgueil
De voir tout ce qui entoure
Nos sens, notre esprit, nos actes.
Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Lundi 25 juin 2007
C’est en me baladant dans une galerie d’art, observant et admirant les œuvres exposées, que je vis sur un tableau, dont mon regard n’arrivait pas à se détacher, une signature indiquant un nom qui ne m’était pas inconnu. J’étais troublée, ne sachant pas si j’avais bien lu ou si c’était le nom d’une autre personne que celle que je connaissais. Je n’arrivais pas à concevoir le fait que l’auteur de ce magnifique tableau soit la même personne que celle que je connaissais, celle à qui je pensais.
Il fallait dire que cette personne, si c’était bien elle, ne m’avait dit ce nom qu’une fois, comme un surnom, avec un petit sourire entendu, mais rien non plus de mémorable. La vision inattendue de ce nom m’avait surprise au point de m’enlever tout attrait pour les tableaux de la galerie. Je n’arrivais pas à me reconcentrer, aussi décidais-je de partir. Je choisis pour destination la bibliothèque des écrits publics, où se trouvaient de nombreux textes écrits par le peuple d’Yria.

J’espérais me changer les idées en lisant quelques textes locaux, mais les choses ne se passèrent pas ainsi. A peine entrée, j’entendis un cri de surprise mêlée de joie, et ne me retournant, j’eus le plaisir de reconnaître et de revoir, pour la première fois depuis mon arrivée, ce cher bibliothécaire qui m’avait offert la possibilité de compléter mes recherches sur ce monde, avant d’y accéder.

« Malthenarad, me dit-il, quel plaisir de te revoir, mon amie ! »

Je le saluais d’un sourire, et le remerciais chaleureusement pour son aide, à notre première rencontre, et pour son accueil, lors de la deuxième, puis nous commençâmes à parler de mon adaptation, de ma situation, de la sienne…
Il fut ravi d’apprendre que j’avais trouvé une jolie maison, en bordure de ville, un travail assez correct, dans un magasin d’écriture, et que je m’adaptais tranquillement, à mon rythme.
J’appris avec joie qu’il avait une situation respectable, et à ses heures perdues, écrivait et dessinait quelque peu, comme tout habitant d’Yria, d’ailleurs, où la culture et les arts sont très développés. Il visitait aussi beaucoup cette bibliothèque, où de nombreux textes rejoignaient chaque jour les rayons et étagères, et connaissait donc très bien les œuvres qui s’y trouvaient. Certaines personnes venaient même parfois lui demander conseil.
Comme pour le confirmer, une personne arriva à ce moment là, lui demandant de l’aide pour trouver un volume. Il s’excusa donc, et partit entre les rayons, suivi de l’homme qui l’avait questionné.
En attendant mon ami, je m’assis sur une confortable chaise, et saisis au hasard un livre datant de quelques semaines. Je le feuilletais distraitement, lisant un texte de ci, de là, lorsque je tombais sur l’un d’entre eux que j’appréciai bien, et regardai le nom de son auteur, afin de pouvoir rechercher d’autres textes marqués de son talent.

Mon cœur fit un bond, et je me retrouvais sur mes jambes sans m’en être rendu compte. Je venais de voir la même signature que sur la toile de la galerie. Ce nom qui me rappelait étrangement une personne que je pensais connaître.
Je me précipitais entre les étagères, dans les allées, à la recherche de mon ami, et le retrouvais enfin, tout juste libéré d’une tâche qu’il venait d’accomplir. Je lui sautais presque dessus, et le laissant à peine respirer, lui demandais, pressante:
« Il y a une personne ici, en Yria, que je crois connaître ! J’ai vu son nom sur un tableau, puis dans un livre, publié ici ! Je dois la voir, savez-vous où je puis trouver son adresse ? »
Il me répondit calmement, et d’un ton apaisant qu’il connaissant une personne qui, comme lui, venait souvent à la bibliothèque, et que celui-ci pourrait savoir comment trouver certaines personnes qui avaient écrit les textes se trouvant en ce lieu. Il me prit gentiment la main, et me tira, interdite, en direction de l’accueil. Arrivés devant le comptoir, il me présenta à un gnome à l’aspect jovial: « Malthenarad, je te présente Myrtion. Myrtion, je vous présente Malthenarad, une amie que j’aimerais aider à trouver une connaissance à elle » dit-il en lui adressant un clin d’œil appuyé.
Après m’avoir demandé le nom que j‘avais reconnu, et assuré qu’il devait pouvoir prévoir une rencontre entre nous pour le lendemain, et que dans tous les cas, il me préviendrait, il s’excusa et s’écarta avec mon ami bibliothécaire quelques instants, prétextant une affaire assez urgente pour la les lieux dans lesquels nous nous trouvions. Ils discutèrent quelques secondes, un léger sourire au coin des lèvres, puis mon ami m’invita à aller boire un verre à la taverne.

Je lui offris la boisson, et ayant des moyens corrects, je payai également une tournée générale, qui me permit à la fois de fêter mon arrivée, l’acquisition de ma maison, et mon embauche. C’est là que j’eus la grande surprise de remarquer un autre ami, une personne de mon village, enfin, de mon ancien village, dans l’autre monde. Je le croisais assez souvent, et fus heureuse de le revoir. Je l’avais toujours bien aimé. Je m’écriais, pour qu’il m’entende, un grand sourire aux lèvres: Krishpa !

Une deuxième tournée s’en suivit, ainsi qu’une joyeuse soirée de discussions et de folklore. Un jongleur pratiqua son art avec des verres pleins, sous le regard mi-amusé, mi-effrayé du tavernier, plusieurs bousculades amicales s’élevèrent et se dissipèrent bien vite, et plusieurs petits spectacles d’ambiance suivirent. La soirée fut longue, mais sembla passer très vite. Enfin, je me séparais de mes amis, et allais me coucher, car j’avais à faire le lendemain.

Lorsque je m’éveillai, le lendemain, assez fatiguée, je me préparais tranquillement, et me mis à la recherche d’un foulard blanc. Cette recherche me fit aller jusque dans un magasin, car je n’en avais pas chez moi. J’en profitais pour me balader en ville, et ne rentrais que peu avant midi. Je me préparais un repas, que je dégustais lentement, tout en méditant sur ce que j’allais faire, puis partis enfin en direction de la forêt. Le rendez-vous que Myrtion m’avais promis était prévu dans la soirée, j’avais donc toute l’après-midi de libre, et Krishpa m’avait offert une information, la veille au soir, que je souhaitais beaucoup utiliser.
Arrivée aux abords de la forêt, je regardais de droite et de gauche, et après m’être assurée de ne pas être vue, je nouais le foulard blanc à mon bras, puis pénétrais sous le couvert du bois.
Après avoir marché durant un moment, je m’arrêtais et attendis quelque peu en un magnifique endroit. Je comprenais à sa beauté pourquoi il avait été choisi.
Une voix s’éleva, demandant ce que je voulais. Je répondis, et quelques minutes plus tard, apparût une personne, celle que j’avais demandé à voir.

« June Solmendil, m’écriais-je, que je suis heureuse de te revoir ! Krishpa m’a dit comment te trouver, alors, tu vas bien ? »

S’en suivit une sympathique conversation, et un échange de souvenirs, que je dus écourter, car l’heure de mon rendez-vous approchait. Je pris donc congé, et retournais aux abords de la forêt, où je dénouais mon foulard, et le rangeais dans ma poche. Je me dépêchais de rentrer chez moi me changer, afin de ne pas trahir mon passage en forêt, et me hâtais enfin vers la taverne, lieu de notre rendez-vous.

En entrant, je vis mon ami bibliothécaire, et Myrtion, en pleine conversation avec une personne dont je ne voyais pas le visage, ni même la silhouette, à cause d’une cape ample, à la capuche relevée. Je m’approchais lentement de ces interlocuteurs, plein d’espoir mais avec une appréhension grandissante. Et si ce n’était pas elle, et si je m’étais trompée ?
Tant pis, il était trop tard pour faire demi-tour, et si je le faisais, je ne saurais jamais si cette personne était la bonne ou pas. Je n’avais plus qu’à avancer, et à découvrir si oui ou non cette personne était celle que je m’attendais à voir, celle que j’espérais.
Arrivée à deux mètres d’eux, ils se rendirent compte de ma présence, et se retournèrent. La personne encapuchonnée laissa retomber sa capuche, et j’eus devant moi une elfe, blonde, souriante et chaleureuse. C’était elle, celle que je connaissais, mon amie.

"Heureuse de te revoir, Slivernight!"
Par Malthenarad - Publié dans : Essais
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Jeudi 7 juin 2007

Formidable,
Amical,
Bricoleur,
Inventeur,
Etonnant,
Naturel.

Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Mercredi 2 mai 2007

Jadis, loin de cette terre

Vivait un écuyer

Des biens, il n'en avait guère

Son maître: un chevalier

Sans peurs et sans reproches

Enfin, on le pensait

Notre homme était si moche

Que tout le monde le fuyait

Lorsqu'un beau matin

Vint une demoiselle

Si clair était son teint

Et elle était si belle

Que notre chevalier

La désira follement

Mais vers lui elle ne venait

Pas trouver un amant

Elle venait par ici

Retrouver son époux

Car tous deux avaient fui

Le terrible courroux

D'un tyran sans vergogne

Et quasi toujours saoul

Car il était ivrogne

Et il détruisait tout 

Le chevalier sans peurs

Se proposa alors

Pour tuer le dictateur

Il courrut à la mort

De ça il n'en avait cure

Car voulait avant tout

Aider cette femme pure

Et son pauvre époux

Ainsi il put partir

Mais jamais ne revint

Car il devint Martyr

Du souverain malsain

Amis entendez bien

Ce terrible récit

Ne faites jamais rien

     Que l'amour vous a dit.

                Fx9.
Par Malthenarad - Publié dans : Poésies
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Mercredi 2 mai 2007

Bonheur partagé par chaque personne
Attirance infinie
Amour.

Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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Mercredi 2 mai 2007

Refus des ténèbres et de l’obscurité
Lueur au tournant
Espoir.

Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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Mercredi 2 mai 2007

Ombre de lune,
Esquive de plume,
Amour absolu.

       Ellundril Chariakin.
Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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Mercredi 2 mai 2007

Esprit libéré de sa prison de chair
Idée poussée par le vent
Pensée.

Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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Mercredi 2 mai 2007

Combat acharné pour une fin commune
Souffle de vie dissipé
Mort.

Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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Mercredi 2 mai 2007

Mon cœur damné
N'a supporté
De regarder
Telle beauté.

Par Malthenarad - Publié dans : Pensées et citations
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